PROFIL D’ARTISTE: VALY D Photographie

Qui sont les acteurs de la vie culturelle des bords de Garonne ? Qui sont les prophètes de notre épanouissement anti académique, vecteurs d’ouverture d’esprit et créateurs d’envies ?
Nous avons décidé à Triptyque Rosé de vous faire partager le parcours et le travail de chacun de ces acteurs de notre plaisir, pour en avoir toujours plus.

Aujourd’hui, zoom sur Valy D, photographe de la scène bordelaise et contributrice au webzine JUGEOTE depuis quelques années.

Valy D débute son parcours photographique en exerçant pour son loisir. Autodidacte, elle s’aventure  l’aide d’un appareil argentique, apprenant progressivement au fil de chaque prise. Beaucoup de pratique, de régularité et de tutoriels sur Youtube me dit-elle, finissent par lui accorder un savoir-faire qui mérite mieux que d’être exploité seulement à titre personnel. Pour avancer et progresser, il ne faut pas hésiter, et tenter sa chance : comprendre et braver les difficultés pour mieux créer.

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Valy D prône toujours son premier amour, la photographie de concert. Il s’agit de faire ressortir l’intensité du groupe sur scène, attraper les expressions des visages, l’ambiance dans la salle. Alors on apprend que parfois, lorsque l’on ne se trouve pas en face d’un Jimi Hendrix, il vaudra mieux se concentrer sur les instruments, les détails des personnes présentes (tatouages, chaussures…).
La difficulté est d’associer l’originalité à la qualité, en s’arrangeant avec les contraintes imposées : pour les grandes salles, limite à 3 chansons par photographe, avec une prise de vue essentiellement autorisée de par les côtés de la salle, pour ne pas gêner le public.

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Aujourd’hui, Valy D continue d’écumer les salles de concert, avec du matériel plus approprié cependant (l’argentique ne convient pas vraiment pour le mouvement), mais souhaite aussi se diversifier, et plus généralement devenir professionnelle. Auto entrepreneuse depuis juin 2015, son but aujourd’hui est de compléter ses connaissances en développement photographique, mais aussi de s’épanouir dans le domaine en plein essor qu’est l’infographie et la retouche photographique, pour créer des visuels innovants, et offrir à sa créativité un nouveau champ d’expression.
Pour cela, elle n’hésite pas à s’impliquer et collaborer (aussi bien avec nous), comme par exemple avec le récent collectif de professionnels OMNIBUS, dont le but est de promouvoir les artistes émergents de la scène culturelle girondine. Son implication dans plusieurs clubs de photographie lui permet également d’échanger des connaissances, partager son savoir faire et ses idées avec d’autres créateurs d’images.

En bref, Valy D fait définitivement parti des acteurs de notre patrimoine culturel, que l’on pourra retrouver très prochainement au concert bordelais de Thomas Dutronc, samedi 30 janvier au Rocher de Palmer. Alors si ça vous tente, découvrez son œuvre sur sa page Facebook et son site Internet, et surtout, n’oubliez pas de faire partager (car c’est là tout l’intérêt) !!

R.J. B.

https://www.facebook.com/valydphotography/?fref=ts

http://www.photographe-libourne.fr/

http://jugeote.eu/

La photographe qui monte : Alice Lévêque

Née en 1993 en région parisienne, Alice Lévêque quitte la France enfant et part en Afrique puis à Mayotte, pendant 12 ans.

A la croisée des chemins de la couleur et de la matière, elle s’est découvert un grand talent de photographe qu’elle a perfectionné à l’ETPA (Ecole supérieure de photographie et de game design) à Toulouse. Elle est lauréate cette année 2015 du Grand Prix de l’école. On retrouve dans sa dernière série « Albinos » la dualité entre les techniques photographiques d’effacement et la mise en relief de la présence physique du modèle. Dans le cadre du festival AUZ’ARTS à Toulouse, Triptyque Rosé est parti à sa rencontre.

 

Bonjour Alice, peux-tu nous parler de tes inspirations artistiques ?

Je dois dire que le champ de mes inspirations est assez vaste. J’appréhende un univers varié dans le sens où j’aime autant la photographie de mode que le portrait. Mais j’apprécie tout autant les photos de reportage.

De toute évidence, ces inspirations se retrouvent dans mon travail ; on y pressent l’osmose de la matière et de la couleur dans son côté le plus « mousseux » si je puis dire. Tous ces univers me parlent beaucoup mais cela ne m’empêche pas de m’intéresser à la photographie classique, notamment à des photographes de renom comme Josef Koudelka ou encore Bruno Boudjelal qui a reçu cette année le Prix Nadar [Le Prix Nadar est organisé et décerné chaque année, depuis 1955, par l’association Gens d’images. Il récompense un livre de photographie publié entre novembre 2014 et octobre 2015, ndlr] chez qui je retrouve ce grand travail sur les couleurs et la matière.

 

Y a-t-il eu une rencontre qui a tout changé ?

Très spontanément, sans dire pour autant que ça a tout changé, je dirais Jean-Christian Bourcart, un photographe new-yorkais. C’était dans le cadre d’une intervention professionnelle à l’ETPA. Il nous avait demandé de faire chaque jour des photos en fonction de thèmes prédéfinis ; et jamais personne ne m’a autant poussée dans mes retranchements, forcée à faire des choses que je n’avais jamais eu envie de faire. C’est à la suite de ce travail que j’ai mis au jour ma série « Petite » qui a été un travail profond, charnière entre intime et violence.

 

Il parait que… pour faire de bonnes photos, il suffit d’avoir un appareil à 10 000€ !

(rire) Et bien pour commencer, je dirai que le mien est moins cher ! Et puis, je ne suis pas d’accord, car je peux quand même faire de très bonnes photos avec mon portable (qui ne me quitte jamais) ; un appareil assez cher permet en fait d’avoir un bon capteur pour pouvoir agrandir la photographie en premier lieu, et d’avoir une qualité d’image irréprochable ; mais il n’empêche qu’on peut toujours faire une image médiocre mais de très bonne qualité ! L’un n’empêche pas l’autre…

 

Tu ne te sépares jamais de… ?

Je l’admets… je ne peux pas me séparer de mon portable !

C’est vrai que je suis très active sur les réseaux sociaux, j’aime beaucoup les nouveaux médias. De nos jours, on a tous à notre disposition des moyens de communiquer très avantageux pour avoir une visibilité et il me semble vraiment important de savoir véhiculer des messages à travers ces nouveaux médias.

 

Ta ville dans le Sud Ouest ?

Je n’ai pas vraiment de « ville de cœur ». J’ai grandi hors métropole, j’ai passé mon bac à Agen, puis j’ai étudié à l’ETPA de Toulouse. Je suis de nature très vagabonde…

 

A ce propos, quels sont tes projets

Je participe à la résidence photographique « 1+2 » à Bruxelles durant les six premières semaines de 2016 créée à l’initiative de Philippe Guionie. Le « 1 », c’est un photographe de renommée internationale qui va poser sur Toulouse un regard neuf, brut, sans concession. Les « 2 » ce sont deux jeunes photographes moins aguerris dont l’un est de Toulouse.

J’exposerai par la suite ici même, à Toulouse, durant l’été 2016 et un projet d’édition est en cours, mais je ne peux pas en dire plus…

 

Nicolas T.

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Retrouvez Alice le samedi 5 décembre 2015 à 19H, à la Galerie ZunZùn (27 rue Palaprat, Toulouse) : trois de ses séries seront projetées avec entre chaque, un temps réservé à la parole et aux échanges.

Aussi, l’exposition de la série « Petite » sur les murs du laboratoire Photon (Toulouse) est prolongée, n’hésitez pas à y passer en semaine !

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Olivier Valsecchi pour Triptyque Rosé

Né en 1979 à Paris, photographe autodidacte, traducteur et écrivain de première formation, il a étudié durant deux années à l’ETPA (Ecole Supérieure de Photographie et de Game Design) de Toulouse où il reçoit le Grand Prix de Photographie en juin 2009. Rencontre avec l’artiste.

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